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LA LANGUE DE L'ECOLE - Phonologie


ECOLE EMILE HUGOT (St Paul 1)
ANNEE SCOLAIRE 2007-2008
-----------
PARTENARIAT GS / CP / RASED / CLIN
-----------
CONSCIENCE PHONOLOGIQUE EN MILIEU CREOLOPHONE
DANS LE CADRE DE LA LIAISON GS / CP
I - CONSTAT :
L’habileté phonologique est fondamentale pour l’appropriation du code graphique par l’élève. Or, dès les premiers contacts avec le français oral, les élèves créolophones éprouvent des difficultés à reproduire correctement certains sons du français. Les plus grands écarts ont lieu lorsque les sons à reproduire n’existent pas ou sont très rares dans la langue maternelle.
Les enseignantes ont relevé les distinctions suivantes à travailler :
- [y] ≠ [i]
- [ø] ≠ [e] ou [o] en fonction de sa position en début ou fin de mot
- [œ][ɛ] notamment en fin de mot lorsqu’il précède [r][1]
- [ʃ] et [ʒ] ≠ [z]
Par ailleurs, un son voyelle s’intercale très souvent entre les deux consonnes des groupes consonantiques suivants qui demeurent assez rares dans la langue maternelle :
- [br] [dr] [fr] [gr] [pr] [tr] [vr]
- [bl] [cl] [fl] [gl] [pl] [tl]
A ces difficultés de prononciation, s’ajoutent pour les enfants issus de l’archipel des Comores des difficultés à percevoir les oppositions phonologiques suivantes :
- [õ] ≠ [ā]
- [y] ≠ [ɥ]
Ce constat a amené les enseignantes à mettre en place quatre ateliers d’entraînement phonologique axés sur quatre dominantes correspondant à leurs différentes orientations professionnelles (une maîtresse de GS, une maîtresse de CP, une maîtresse G du RASED spécialisée en prévention et en rééducation et une maîtresse CLIN spécialisée en Français Langue Seconde).
Ces ateliers auront lieu tous les jeudis de 10h à 10h45 du 17/04/08 au 27/06/08.
Ils concerneront 21 élèves en GS et 19 élèves en CP qui seront répartis en 4 groupes de
10 élèves (groupes A, B, C et D).
II - OBJECTIFS
Objectif général : accompagner les essais de communication des élèves et leur apprentissage de la lecture en respectant l’histoire linguistique singulière de chaque enfant afin de les mener au registre commun du langage requis par l’école.
Objectifs spécifiques :
- faire prendre conscience des réalités sonores de la langue
- comprendre et pratiquer la segmentation de l’écrit et de l’oral
- favoriser la reprise de confiance en soi en prenant plaisir à jouer avec les mots
- valoriser et légitimer l’ensemble des langues et variétés de langues présentes dans la classe et dans l’école
III – COMPETENCES
- repérer les phonèmes dans la chaîne parlée
- isoler les phonèmes dans les mots
- identifier les phonèmes dans l’ordre[2]
- manipuler les rimes
- catégoriser, regrouper et comparer les phonèmes opposés
- reconnaître et utiliser les correspondances graphèmes – phonèmes
- verbaliser et expliciter les tâches accomplies
- respecter les règles d’un jeu de société
- risquer l’image de soi lors de l’auto-correction phonétique en groupe
- corriger chez les pairs une production « fautive »
IV – ACTIVITES
Atelier 1 (Mme Cadet) : Jeu de Mémory
Mme Cadet propose un mémory de sa composition dans lequel le joueur doit apparier deux cartes identiques. Dans ce jeu, les images sont simplement là pour permettre à l’enfant de jouer tout en travaillant la prononciation d’un phonème peu ou non connu.
Il comporte 9 séries de cartes en double, classées par phonèmes :
[i] [y]
[e] [ø] [œr]
[ʃ] [ʒ] [s] [z]
Le but du jeu est d’éliminer toutes les cartes en les associant deux par deux. Chaque enfant retourne à tour de rôle deux cartes. Si elles sont identiques, il gagne un point. Sinon, il les repose face cachée et attend le tour suivant.
Les cartes du jeu peuvent servir de support à d’autres activités complémentaires :
1. Découverte du matériel : on peut commencer l’exploitation du matériel en laissant les enfants s’interroger et chercher. Qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Comment peut-on y jouer ?
2. Jeu sonore : l’enseignant nomme une carte et désigne un enfant pour aller la montrer. Une fois que toutes les cartes ont été citées, on passe la main à un enfant qui va jouer à son tour le rôle tenu par l’enseignant.
3. Trouver et nommer l’image : On peut ensuite aller plus loin et demander aux enfants de nommer les images. On sera alors attentif à leur prononciation.
4. Trier les images : laisser les enfants réfléchir sur les différents classements possibles puis proposer éventuellement un classement par paires distinctives ex :[y] ≠ [i]
5. Jeu de Kim :L’enseignant propose une série, puis la modifie (par intrus, retrait ou déplacement) sans que les élèvent regardent, et demande ce qui a été modifié.
Atelier 2 (Mme Bouquin):
étude de la syllabe pour accéder aux unités sonores du langage
Prendre la syllabe comme point d’appui est une étape fondamentale vers la prise de conscience phonologique. En effet, l’enchaînement constitue une des grandes difficultéspour la compréhension auditive du français qui, contrairement à la plupart des langues, ne détache ni les mots ni les syllabes.
La segmentation syllabique sera travaillée au cours des activités suivantes :
- loto des syllabes initiales et finales : il s’agit pour l’enfant d’identifier la syllabe initiale ou finale et d’y associer une carte syllabe- mot.
- jeu de composition et de décomposition des syllabes : il s’agit pour l’enfant d’identifier les deux syllabes qui composent le mot et d’associer à chaque syllabe une carte syllabe-mot.
Atelier 3 (Mme Vialard) : écoute active de contes
Le conte, avec ses codes d’écriture spécifiques, permet de construire des repérages auditifs globaux. On ne tentera pas ici d’enseigner explicitement les différences phonologiques en focalisant l’attention du joueur sur la cible pédagogique. L’entraînement phonologique sera au contraire constamment maintenu en toile de fond alors que l’intérêt de l’élève sera mobilisé sur des tâches de premier plan sollicitant la mémoire et la compréhension. Ceci amènera l’élève à se familiariser avec l’opération de discrimination phonologique de manière indirecte et facilitera l’intégration des acquis à l’ensemble des automatismes cognitifs nécessaires à la lecture.
Démarche générale :
- oralisation de l’histoire
- restitution collective
- jeux de recherche d’un détail de l’histoire, d’un personnage, d’une page[3]
- entraînement à la restitution individuelle, en interaction avec l’adulte, au sein du groupe. L’éveil à la conscience phonologique se fera plus spécifiquement lors du feed-back de l’adulte qui aidera l’enfant à reformuler si nécessaire le phonème, puis le lexème et enfin l’énoncé entier.
- variante : présentation individuelle du conte par l’enfant à partir des seules illustrations avec intervention corrective simultanée ou différée de l’adulte.
Atelier 4 (Mme Dubois) : Correction phonétique
- Activités de discrimination auditive ne nécessitant pas la compréhension du lexique :
. pareil-pas pareil : l’enseignant prononce des couples de mots en marquant nettement la différence (exagération de la position des lèvres) et les enfants disent si les mots sont identiques ou différents (ex : dire-dur / sur-sur)
. le perroquet : l’enfant répète l’enchaînement de 2, 3, 4 ou 5 mots contenant le phonème étudié, ce qui peut aboutir à un jeu de grimaces sonores rendant l’activité encore plus attrayante.
- Activités de correction phonétique (méthodologie verbo-tonale)[4] :
. correction des voyelles : changement d’intonation montante ou descendante, changement de l’entourage consonantique[5], prononciation déformée (remplacement de la voyelle « fautive » par l’une ou l’autre des autres voyelles selon l’erreur constatée)
. correction des consonnes : changer l’intonation montante ou l’intensité (exclamation), mettre cette consonne « fautive » en position favorable (initiale, intervocalique ou finale), changer l’entourage vocalique (notamment un contexte avec [i]), remplacer cette consonne par une autre plus ou moins tendue, avoir les poings serrés.
- Activités nécessitant une étude préalable du lexique :
. le corbillon : chaque élève prend à tour de rôle une image au hasard, la nomme et va la déposer dans la maison du phonème correspondant.
. le jeu de l’oie pressée : on avance le pion d’autant de cases que le nombre indiqué sur le dé. On nomme à voix haute le contenu de la case. Si on ne prononce pas correctement le phonème à identifier, on recule d’une case. Si on reste silencieux pendant plus de 5 secondes, on recule de deux cases. Si la réponse est correcte, on a le droit de rester sur la case sur laquelle on vient d’arriver.
V – EVALUATIONS
Chaque séance comportera une phase d’entraînement suivie d’une phase d’évaluation formative réalisée par les pairs et par l’enseignante.
Une feuille de route par groupe d’élèves circulera avec le groupe, d’atelier en atelier.
Cette feuille d’émargement spécifiera, outre la présence effective de chaque enfant à l’atelier, les progrès effectivement réalisés à l’aide des mentions suivantes :
+++ je sais le faire
++ je sais presque le faire
+ j’ai du mal à le faire mais je m’efforce d’y arriver
- j’ai du mal à le faire
- - je ne sais pas le faire
- - - je n’ai rien fait
Le degré de participation des enfants sera également mentionné ainsi :
participe volontiers
ne participe que sur sollicitations
refuse de participer
perturbe le groupe
Il sera ainsi possible d’analyser les différentes capacités et attitudes manifestées par l’élève en fonction des activités proposées et de dresser un profil d’apprentissage individuel.
VI – SUPPORTS
- Jeux phonologiques, Béatrice Pothier, Les Ateliers Retz
- Dossier phonétique – Des jeux pour communiquer, C.D.P.M.
- Jeu de mémory[6] conceptualisé et matérialisé par Mme Cadet, maîtresse de GS
- Cartes-sons téléchargées, imprimées et plastifiées par la maîtresse de CP et la maîtresse CLIN, à partir des sites suivants :
Pour télécharger et imprimer le jeu des 7 familles des sons, cliquez ICI

[1]ex : beurre est prononcé [bɛr] au lieu de [bœr]
[2] dans /sol /, j’entends d’abord [s] puis [ɔ] et enfin [l]
[3] Ph. Boisseau, Enseigner la langue orale en maternelle, Comment faire ?, Scéren, Retz, 2007, p.35
[4] Christine Tagliante, La classe de langue, Techniques et pratiques de classe, CLE International, 2006, pp. 121-126
[5] Pour obtenir un contexte grave, utiliser les consonnes [b], [m], [v]
pour tendre une voyelle, utiliser un sommet d’intensité (exclamation), un sommet de hauteur (interrogation), un contexte avec [s] ou [t]
pour obtenir les sons [y], [œ] et [œ], utiliser les consonnes [p] ou [m]
[6] jeu de mémory axé sur les oppositions phonologiques les plus fréquentes dans l’Océan indien


Date de création : 06/04/2008 @ 12:08
Dernière modification : 24/12/2008 @ 06:54
Catégorie : LA LANGUE DE L'ECOLE
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